LA SEMAINE DENTELLIERE se déroulera du 08 au 12 mai 2018

L'EUROPE DES DENTELLIERES aura lieu le dimanche 13 mai 2018 sur la promenade de Magalas


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LA DENTELLE EN FRANCE



Chapitre II - Dentelles aux fuseaux :

II-1- La dentelle de Bayeux



La spécialité de la Dentelle de Bayeux est la dentelle aux fuseaux. Elle est répandue de la Haute à la Basse-Normandie, avec une concentration déterminante dans la région de Caen et de Bayeux, plus dynamique tant au plan de la création dentellière que de l'importance des manufactures qui ont fait sa réputation internationale. Les matières employées sont le lin, la soie, et plus tard le coton, surtout en période de crise d'approvisionnement.

C'est une dentelle au dessin figuratif à dominante de décors floraux, avec des motifs architecturaux tirés de l'ornementation classique : perles, rais de coeur, godrons, feuillages stylisés (acanthes, palmettes,...) coquilles, vasques, entrelacs.

Élaborée à partir des dentelles qui se fabriquaient dans la région de Paris et de Chantilly, la «Dentelle de Bayeux» a pris véritablement forme dans la seconde moitié du XVIIIème siècle pour devenir un style à part entière au XIXème.
Ainsi apparaît-elle officiellement lors des grandes expositions (universelles....).

Elle s'inspire alors fortement de l'image affirmée alors par les dentelles à l'aiguille d'Alençon et d'Argentan. (modes des pointignans)

Les points : la grille, grille Cantille, toile et mat, fond vitré, fond chant, fond Alençon, pointignans. Les effets : dans les dentelles « ombrées », inversion des points (les remplis deviennent des fonds et inversement).

Sources :
http://dentelledebayeux.free.fr/historique.html
http://jauneyris.over-blog.com/article-19446335.html

II-2- La Blonde de Caen

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En s'installant à Caen en 1624, les Ursulines (religieuses) enseignent la dentelle au fuseau. Elles utilisent surtout le fil de lin.

A la fin du XVIIe, on voit apparaître dans la région les dentelles de soie qui porteront d'abord le nom de Nankin, région de Chine qui produit la soie.
Au début, ce n'est qu'un tulle à mailles larges mais sa teinte particulière, plus brillante que celle du lin, lui vaudra le nom de blonde. Très vite, Caen, qui en produit une grande quantité et fabrique les plus belles, lui ajoutera son nom, donnant naissance à la blonde de Caen, une dentelle souple et légère que l'on fabrique, non seulement en Normandie, mais aussi au Puy en Velay, en Suisse et ailleurs...

L'encyclopédie de Diderot et D'Alembert décrit fort bien les blondes et les affuble de noms évocateurs : La chenille (brin de chenille à la place du cordon), le persil (motifs très petits), la couleuvre, le pouce du roi ...

Vers 1750, Caen compte 18 fabricants. Ils seront 102 en 1850. Mais ce sera le début du déclin de la blonde au profit des dentelles de soie noires qui seront à la mode sous le règne de Napoléon III et d'Eugénie.

La précieuse, fragile et lumineuse blonde de Caen est une dentelle aux fuseaux réalisée avec des fils de soie aux titrages différents. Pour donner la brillance nécessaire, les feuilles et les fleurs sont travaillées avec une soie floche et un fil de soie très fin. Cette façon de travailler donne une surface presque lisse à la soie floche sur laquelle reflète, tel un miroir, l’éclat de la lumière tout en mettant en valeur le décor fleuri ou architectural.

Cette dentelle était appréciée dans la confection des hauts volants, des grands cols, des châles ou des étoles.
Le musée présente une robe de mariée en blonde qui ne laisse personne indifférent devant son élégance et sa luminosité.

Sources :
http://nanienormandie.canalblog.com/archives/2015/09/17/32635816.html
http://blondecaen.chez-alice.fr/

II-3- La dentelle de Courseulles



La dentelle de Courseulles est une dentelle en soie polychrome réalisée aux fuseaux. Cette technique de dentelle est unique au monde par l’utilisation de plusieurs fils, de couleurs différentes, enroulés sur un même fuseau pour obtenir des nuances comme le fait un peintre sur sa palette.

En 1897, le dentellier Robert, inventeur du procédé, fait appel au peintre Félix Aubert pour réaliser des dessins colorés qu’il adapte à sa technique.
Les roses, les églantines, les liserons, les coquelicots naissent à l’identique sous les doigts de dentellières particulièrement expertes. Cette innovation dentellière, dont le musée détient un spécimen, avait obtenu un succès considérable.

Qui était cet artiste d'origine normande, né en 1866 et décédé en 1940 à qui nous devons la dentelle polychrome de Courseulles ? Ses parents habitaient à Langrune/mer au 26 rue de la mer (en 1998). Sa mère, était dentellière et son père marin pécheur, était aussi à l'occasion dentellier pendant les périodes d'intempéries.
A 23 ans, Félix Aubert est à Paris, où il étudie la peinture aidé par une famille d'artistes, la famille Lair. Dans le petit tiroir de son métier à dentelle où elle rangeait aussi ses lunettes et quelques bloquets, Madame Aubert conservait des lettres de son fils et deux lettres de Madame Lair dans lesquelles cette dernière vante les qualités artistiques du jeune homme.

Sources :
http://nanienormandie.canalblog.com/archives/2015/09/17/32635816.html
http://blondecaen.chez-alice.fr/event.htm
http://dufilauboisdecoco.over-blog.com/article-la-polychrome-de-courseulles-121247924.html

II-4- La dentelle de Villeudieu les Poêles



Toutes les femmes de Villedieu réalisaient, il y a peu de temps encore une dentelle fort appréciée et admirée.

La Normandie a toujours fait… dans la dentelle. Elle est même la seule région de France à réunir les trois techniques de l’aiguille, des fuseaux et du filet. La dentelle fait partie intégrante de la culture et de l’Histoire de la Région.

La dentelle de Villedieu est une dentelle aux fuseaux. Elle se distingue par trois motifs floraux qui font sa spécialité : le trèfle, la rose et la marguerite.

Au XIXème siècle, les coiffeurs parisiens s’adressaient aux dentellières de Villedieu pour la réalisation de dentelles à l’aiguille en cheveux. Ces pièces de dentelle conçue avec de longs cheveux noirs, châtains et blancs servaient ensuite de résilles à chignons ou agrémentaient certaines perruques.

Source :
http://nanienormandie.canalblog.com/archives/2015/09/17/32635816.html

II-5- La dentelle de Chantilly



La Dentelle de Chantilly est effectuée aux fuseaux avec une soie blanche (rarement) ou noire appelée grenadine d'Alais. Après avoir copié les dentelles de Lille et d'Arras ainsi que le point de Paris, Chantilly est devenu au XVIII ème siècle un des centres importants de l'Ile de France dans la fabrication des dentelles noires.

Des motifs rappellent ceux de la céramique produite à la même époque dans cette ville (corbeilles, vases, fleuris, roses, ...). Ils sont cernés d'un cordonnet de soie et appliqué sur un fond "chant" (abréviation de Chantilly) semblable au réseau du point de Paris.
La maille hexagonale, façon Alençon, sera ensuite la plus adoptée, pour devenir la plus répandue dans toutes les dentelles noires. On retrouve toutefois le point de Paris dans les ajourés des fleurs et des ornements.

Sous le second Empire, la dentelle noire connut un succès considérable, avec la mode des châles, des ombrelles, des éventails.
Le fond "Tulle" se retrouve dans la Chantilly faite à Caen et à Bayeux, ainsi qu'à Grammont et à Enghien en Belgique. Les plus connus sont faites en soie noire et en soie naturelle.

C'est Eugénie de Montijo qui a lancé la mode de la dentelle noire. Elle apparaît vers 1740, mais on ne la fabrique plus à Chantilly mais à Bayeux. Les pièces de Chantilly sont de très grandes pièces (châles) c'est pourquoi la dentelle est faite à l'aide de bandes de 8 à 10 cm de largeur cousues entres-elles au point de raccroc.
Le créateur de nombreux modèles s'appelait M. Lefebure à Bayeux.

Sources :
http://www.dentellieres.com/Musee/Chantilly/chantilly2.htm
http://jaclinepeter-dentelles.over-blog.com/2014/11/musee-de-la-dentelle-a-chantilly.html

II-6- La dentelle de Cluny



La dentelle de Cluny est une dentelle sans fond, dont les motifs sont reliés les uns aux autres par des brides ou cordes de deux fils tordus ensemble, ou de quatre fils tressés.

Les points utilisés sont : les points d’esprit, pointons ou picots, grilles, toilé ou mat.
Le Cluny est une dentelle à fils continus mais, il arrive, pour une meilleure lisibilité du dessin et une plus grande régularité des points, en particulier de la grille, que certaines dentellières utilisent les techniques du fil crocheté ou des fils ajoutés.

La spécificité de la dentelle de Cluny est l’abondance des points d’esprits.
Le point d’esprit a la forme d’un pétale, d’un ovale parfait, se rétrécissant dans ses extrémités. Le point d’esprit classique résulte de l’utilisation de 4 fuseaux, le quatrième tissant par un va-et-vient sur les trois autres.

Dans certains Cluny plus fantaisies, on peut travailler avec un nombre plus élevé de fuseaux et utiliser le point d’esprit sur plusieurs épaisseurs, le placer en relief sur une grille ou un toilé, ou encore en boule pour donner un aspect de rehaut plus important. Les points d’esprit sont disposés en rosaces, complètes ou mi-formées, en rivières remplaçant parfois les cordes à quatre fuseaux, en bordures dentelées, etc.

La régularité de ce point ne s’obtient que par une longue pratique, la tension du fil et sa maîtrise sont indispensables. Pour mémoire, il faut signaler que le point d’esprit peut se confectionner dans d’autres formes : carrés, losange, triangle, rectangle…

Sources :
Livre : Dentelles au fuseau Cluny - Mick Fouriscot - Mylène Salvador aux Editions Didier Carpentier
http://du-lin-et-du-coton.over-blog.com/

II-7- La dentelle de Lille



C’est une dentelle à fils continus, et on a besoin de 2 paires de fuseaux pour réaliser un point de Tulle.
La dentelle de Tulle s’est éparpillée dans les pays protestants à cause des guerres de religion. On la trouve en Angleterre, en Suisse et au Danemark. Toutes ces dentelles viennent de la dentelle de Lille. Les motifs ont changé, évolué suivant les pays, mais le point de Tulle reste le même.

La dentelle de Lille comporte de petits motifs qui rappellent la dentelle de Malines. Les motifs sont très fins avec des semés dans le fond. On dit souvent que la dentelle de Lille est de la dentelle de Malines bon marché. Elle doit son nom à la ville où elle apparaît pour la 1ère fois.

C’est la première fois aussi que l’on utilisait les fonds clairs avec des petits points d’esprit carrés dans le réseau, employés surtout pour leur solidité.

C’est une dentelle bon marché utilisée à décorer les coiffes en 1788, époque où il y avait 16000 dentellières à Lille. Après la révolution la production a cessé en France, mais elle continue en Belgique (Beveren).

Sources :
http://adherent.dentellieres.com/Cours/Lille/
http://jauneyris.over-blog.com/article-19446335.html
http://dentellemania.over-blog.com/pages/Cours_de_dentelle_de_Lille-2331808.html

II-8- La dentelle de Valenciennes



Dentelle aux fuseaux à fils continus caractérisée par un toilé extrêmement serré et uniforme et dont les mailles du réseau, tressées sur tous les côtés, sont d’abord rondes puis, à partir de 1740, carrées.

Au XVIIIème siècle, elle se distingue par la clarté rigoureuse des fonds, par la fermeté des contours et par la blancheur crémeuse des mats.

Au XIXème siècle, elle est fabriquée à fils coupés, selon un principe mis au point à Ypres vers 1830 ; ce qui permet d’augmenter la taille des motifs. La plus grande partie de la production se fait alors en Belgique sous l’appellation de Valenciennes de Brabant.

Sources :
http://lesfilsdhelene.over-blog.com/article-17733362.html
Photos personnelles (Dentelles d'une collection privée)


II-9- La dentelle de Mirecourt



A Mirecourt, pendant des siècles, les dentellières ont fabriqué la dentelle aux fuseaux. Assises sur le pas de sa porte ou éclairées par une bougie au coin du feu, elles entremêlent les fuseaux créant fleurs, rosaces, animaux et festons…

Elles se servent d’un carreau, sur lequel on fixe les piqûres, et de fuseaux en bois. Peu à peu la dentelle de Mirecourt s’est faite dentelle légère de lin, puis de coton, sur des dessins simples et élégants.

La distribution du travail se fait de deux façons : soit le travail est livré aux ouvrières à leur domicile, certains jours à certaines heures fixées par avance, elles évitaient de se déplacer mais sont contraintes de respecter les délais impartis soit l’ouvrière se rend elle-même au dépôt. Les travaux ne sont pas tous payés de la même façon, en raison de leur difficulté.

Les jeunes filles sont la part importante de la main d’œuvre à domicile dès 14-15 ans. Les femmes mariées en font une activité d'appoint. Pour les femmes seules (veuves ou célibataires), ce travail constitue la seule source de revenus. Elles poursuivent, plus que toutes les autres un besoin économique.

Sources :
http://blog.photographies-naturelles.fr/wiki-Dentelle_de_Mirecourt.html
Livre Dentelle de Mirecourt "La seconde vie d'un cahier de dentellière du XIXè siècle" par Marie-José Massol aux Editions Didier Carpentier

II-10- La dentelle du Puy



D’après les historiens français, l’origine de la dentelle remonte au milieu du XVème siècle. En 1406, une brodeuse, Isabelle Manour, fut choisie par l’évêque du Puy pour confectionner, conformément à la tradition, une robe fine et transparente pour la vierge noire, portée en procession à travers la ville. Pour s’acquiter de sa tâche, elle créa le premier métier à dentelle (carreau).

L’essor commercial n’a pas tardé et dès le début du 16ème siècle la mode s’est emparée de la dentelle. Les nobles en ce temps là se ruinaient pour en acheter, les titres de noblesse s’évaluaient au volume de dentelle que l’on portait. Dans toutes les maisons de la région les femmes occupaient leurs veillées à confectionner la dentelle du Puy renommée pour sa finesse et sa créativité.

La dentelle constituait un appoint "pécuniaire" non négligeable, c’était une occupation à domicile, les dentellières travaillaient à "façon", les fils et le modèle étaient fournis par le grossiste, le calque était rendu après usage. Chaque famille de la région possédait un, voire deux "carreaux".

En 1776, du fait de ses exportations, la dentelle occupait 80 000 personnes. Le Puy en Velay comptait à cette époque, 173 marchands dont près de 10 exportaient à l’extérieur de l’hexagone. Actuellement cette industrie, qui s’est modernisée, connaît un certain essor notamment grâce aux commandes de pays étrangers.

Cette industrie régionale se poursuivit jusqu’aux années 1920, date à laquelle sont apparus les premiers métiers à dentelle mécanique. Ils étaient les "bourreaux" de la dentelle à la main. En 1931, le Tribunal Civil du PUY-EN-VELAY consacre ces usages locaux, loyaux et constants. Il dit et juge que l’appellation "DENTELLE DU PUY" est exclusivement réservée à la dentelle faite à la main à l’aide de fuseaux maniés par l’ouvrière.

Cette disposition à caractère impératif, confère ainsi à la dentelle faite à la main une APPELLATION D’ORIGINE : dénomination d’un pays, d’une région, d’une localité, servant à désigner un produit qui en est originaire et dont la qualité ou les caractères sont dus au terroir, au savoir-faire ancestral, à la tradition.

Sources :
http://www.hauteloire.fr/La-dentelle-du-Puy.html
Photos de réalisations personnelles


II-12- La dentelle du Queyras



La Maison du Costume à Abriès, en exposition permanente, présente tout un panel de costumes originaux féminins et masculins datant du XIXème et du XXème siècle ainsi que quelques copies réalisées dans son atelier de confection. Dans le costume traditionnel queyrassin, on trouve fréquemment des coiffes ornées de dentelle.

La dentelle aux fuseaux est un art dont les origines sont lointaines. Les Italiens furent les premiers à l'introduire en Europe au XVème siècle.

Les dentelles sont confectionnées à partir de matières premières locales : le chanvre, le lin ou la laine. Cette activité tient une place assez importante dans la vie des femmes queyrassines, notamment l'hiver. Chaque maison possède son rouet, son dévidoir et parfois un métier à tisser. Sont ainsi fabriqués les draps, les couvertures, les costumes, et des dentelles.

Sources :
http://www.queyras-montagne.com/artisanat-tradition-produits-hiver.html
http://du-lin-et-du-coton.over-blog.com/tag/les%20ouvrages%20de%20gino/
http://dufilauboisdecoco.over-blog.com/article-ma-berre-48636600.html
Livre "Dentelles des montagnes" de Michelle Andreu aux Editions du Fournel


II-13- La dentelle des vallées Alpines



Les précieuses et raffinées dentelles de Cogne et leurs trames fines, racontent une histoire vieille de quatre siècles.

Tout a commencé en 1665, lorsque des sœurs bénédictines, fuyant le monastère de Cluny, se réfugièrent au Val d‘Aoste. Accueillies dans certaines communes de la région valdôtaine, les religieuses enseignèrent aux femmes l‘art de la dentelle au fuseau. Au fil des siècles, la dentelle au fuseau s‘est transmise à Cogne de mère en fille exclusivement grâce à l‘enseignement et à l‘expérience directe, contrairement aux productions françaises et belges qui se basent sur des cartons reproduisant les différents dessins.

Arrivé jusqu‘à nous comme par miracle, malgré ou grâce à ce fragile lien, l‘art de la dentelle au fuseau témoigne de l‘attachement tenace des valdôtains à la tradition. Les doigts habiles des femmes créent des motifs grâce au très rapide jeu des fuseaux sur un coussin circulaire (un cercle appelé « coessein », rempli de paille et de laine, soutenu par un singulier « cavalot », un petit meuble en bois sculpté d‘un motif classique, la rosace, portant le monogramme du Christ ainsi que, traditionnellement, l’année de fabrication et le nom de sa première propriétaire). L‘entrelacement en fils de lin est réalisé en utilisant de nombreux fuseaux.

D‘étonnantes stylisations d‘animaux, de fleurs, d‘objets au nom archaïque et évocateur dans la langue du village, naissent sur le fuseau auquel l‘ouvrage est fixé avec des épingles à têtes multicolores.

Ces produits à la rare beauté, représentaient pour les femmes de Cogne l‘ornement par excellence, la touche raffinée et frivole sur le vêtement austère et raide en drap noir.

Sources :
http://www.lovevda.it/fr/base-de-donnees/10/artisanat/cogne/les-dentelles-de-cogne-cooperative-%C2%AB-les-dentellieres-%C2%BB/560
http://www.aostasera.it/articoli/2011/12/27/20740/les-dentellieres-de-cogne-compiono-30-anni

II-14- La dentelle du Val de Tignes



Il existe aux confins de la Haute-Tarentaise un lieu nommé « Santa Terra ».

Il désignait autrefois quatre villages : la Gurraz, les Brévières, Tignes et Val d’Isère. Ce bout du monde, rude et austère cachait alors une tradition originale : la dentelle. Les archives recensent les premières dentellières au milieu de XVIIIème siècle. Et c’est au XIXème siècle que l’essor de la dentelle a été le plus important.

Cet art s’enseignait de mère en fille. Les dentellières travaillaient surtout l’hiver à la veillée pour améliorer leur vie difficile à plus de 1600m d’altitude. On imagine la difficulté d’un tel travail à la lueur de la lampe à huile et les conséquences sur la vue.

Jusqu’à l’annexion de la Savoie à la France en 1860, elles fournissaient sur commande des marchands de Turin qui leur expédiaient le fil et les modèles. Le coussin et les fuseaux sont particuliers et typiques. On trouve un matériel presque identique à Cogne dans la vallée d’Aoste.

Le coussin en paille de seigle est rembourré sur l’extérieur puis recouvert d’un tissu solidement cousu. Il se porte très facilement au bras comme un panier

Les fuseaux appelés chevilles ou « beketes » en patois étaient tournés ou taillés au couteau. Ils sont originaux avec leur grosse boule et assurent une tension naturelle du fil. Cependant, sur certaines cartes postales, on voit des fuseaux différents plus petits qui permettaient de produire des dentelles plus larges nécessitant un plus grand nombre de fuseaux.

Après la première guerre mondiale on comptait encore quelques dentellières. Mais la seconde guerre mondiale verra la fin de cette dentelle traditionnelle.

La mise en eaux du barrage en 1952 engloutit le village, la dentelle et le savoir-faire des dentellières.

Sources :
http://maisartsaime.online.fr/Pages/galerie/dentelles.html
http://du-lin-et-du-coton.over-blog.com/article-tambour-du-queyras-suite-et-fin-123417820.html


Véronique


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Dernière mise à jour le 15/11/2017 effectuée par Véronique LONG
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